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La contrefaçon de la sanctification

 

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La sanctification actuellement en vogue dans le monde religieux est imbue d'un esprit d'infatuation et d'un oubli de la loi de Dieu qui la rendent étrangère à la religion des Écritures.

Les propagateurs de cette sanctification enseignent qu'elle est instantanée, qu'elle amène immédiatement, par la foi seule, à la sainteté parfaite. « Croyez seulement, disent-ils, et cette grâce est à vous. » Ils donnent à entendre qu'il n'y a pas lieu de faire d'autres efforts. En même temps, ils nient l'autorité de la loi de Dieu, et prétendent que nous sommes dégagés de l'obligation d'observer les 

Une religion sans lutte, ni renoncement

commandements. Comme s'il était possible d'être saint, en plein accord avec la volonté et le caractère de Dieu, sans être soumis aux principes qui sont l'expression de Sa volonté, et qui révèlent ce qui Lui est agréable! Ce qui a fait la fortune de la doctrine de la foi et de la foi seule, c'est le désir d'une religion qui n'exige ni luttes, ni renoncements, ni séparation d'avec le monde et ses frivolités.

Mais que dit la Parole de Dieu? Écoutons l'apôtre Jacques : « Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les oeuvres? La foi peut-elle le sauver?... Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile? Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel? Tu vois que la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres la foi fut rendue parfaite... Vous voyez que l'homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement. » (Jacques 2.14-24)

Le témoignage de la Parole de Dieu est opposé à cette doctrine séduisante de la foi sans les oeuvres. Se réclamer des faveurs du ciel sans se conformer aux conditions de la grâce, ce n'est pas de la foi, c'est de la présomption, puisque la foi authentique se fonde sur les promesses renfermées dans les Écritures.

La vrai sanctification est incompatible avec la transgression volontaire de la loi

Que nul ne s'abuse par la pensée que la sanctification est compatible avec la violation volontaire des ordres de Dieu. Pécher de propos délibéré, c'est réduire au silence la voix de l'Esprit et se séparer de Dieu.

« Le péché est la transgression de la loi. » « Quiconque pèche [transgresse la loi] ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu. » (1 Jean 3.4, 6) L'apôtre Jean qui, dans ses épîtres, insiste beaucoup sur l'amour, n'hésite pas cependant à dévoiler sans merci ceux qui se prétendent saints bien qu'ils transgressent la loi de Dieu. « Celui qui dit : Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui. Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui. » (1 Jean 2.4-5) Voilà la pierre de touche de toute profession religieuse. Impossible d'attribuer à un homme la sainteté sans la mesurer avec la seule règle de sainteté que Dieu ait donnée tant pour le ciel que pour la terre.

Quiconque ne fait aucun cas de la loi morale, se permet de ravaler les préceptes divins, transgresse le moindre des commandements de Dieu et enseigne aux hommes à en faire autant, ne jouit pas de l'estime du Seigneur, et ses prétentions à la sainteté sont sans fondement.

Celui qui se dit sans péché est éloigné de la véritable sanctification

Celui qui se dit sans péché montre par là même qu'il est bien éloigné de la perfection. C'est parce qu'il n'a aucune idée de la pureté et de la sainteté infinies de Dieu et de ce qu'il faut être pour devenir conforme à son caractère;

c'est parce qu'il n'a aucune idée de la pureté et de la suprême bonté de Jésus, ainsi que de la malignité du péché, que l'homme peut se considérer comme saint. Plus on est éloigné de Jésus, moins on comprend le caractère et les exigences de Dieu, et plus on est juste à ses propres yeux.