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Signes des vrais réveils

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Partout où la Parole de Dieu a été fidèlement annoncée, les résultats en ont attesté la divine origine. L'Esprit de Dieu a accompagné Ses serviteurs, revêtu leur parole de puissance et réveillé la conscience des pécheurs. La « lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme », a illuminé les replis les plus secrets de leur âme, et ce qui était caché dans les ténèbres a été mis en pleine lumière. Un sentiment profond de leur culpabilité s'est emparé de leur esprit et de leur coeur. Ils ont été convaincus « en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement » à venir. 

Un sentiment très vif de la justice de Jéhovah les a saisis, et, terrifiés à la pensée de paraître devant Celui qui sonde les coeurs, ils se sont écriés : « Qui me délivrera? » Aussi, quand la croix du Calvaire, sacrifice infini consenti par Dieu lui-même pour sauver le pécheur, s'est présentée à leurs regards, ils ont compris que seuls les mérites de Jésus-Christ pouvaient expier leurs transgressions et les réconcilier avec Dieu. Humbles et croyants, ils ont accepté « l'agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde », et dont le sang leur a obtenu la « rémission ».

Fruits de repentance

Ces convertis-là produisaient des « fruits dignes de la repentance. Ils croyaient, ils étaient baptisés, et ils se relevaient pour marcher « en nouveauté de vie ».

Devenus de « nouvelles créatures » en Jésus-Christ, ils ne « marchaient » plus selon les « convoitises d'autrefois », mais suivaient par la foi l'empreinte des pas du Fils de Dieu, reproduisant Son caractère et se « purifiant comme lui-même est pur ». Ils aimaient désormais les choses qu'ils haïssaient autrefois, et haïssaient les choses qu'ils aimaient. L'orgueilleux, le présomptueux, devenait doux et humble de coeur. L'homme vain et altier se montrait sérieux et modeste. Le matérialiste devenait religieux, le buveur, sobre et le débauché, chaste. Les vaines coutumes du monde étaient abandonnées. Les convertis ne s'adonnaient pas à la parure extérieure, aux « ornements d'or ou aux habits qu'on revêt », mais à la parure « intérieure et cachée dans le coeur, à la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu ». (1 Pierre 3.3-4)

Profonds examens de conscience

Ces réveils étaient caractérisés par d'humbles et profonds examens de conscience. On y entendait des appels solennels adressés aux pécheurs par des hommes animés d'une compassion profonde envers les êtres pour lesquels Jésus a versé Son sang. Des hommes et des femmes imploraient, par d'ardentes prières d'intercession, le salut des pécheurs.

Ces réveils engendraient des âmes qui, loin de reculer devant le renoncement et le 

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sacrifice, se réjouissaient d'être jugées dignes d'endurer l'opprobre pour l'amour de Jésus-Christ. On constatait une transformation dans la vie de ces nouveaux croyants. Les milieux où ils vivaient bénéficiaient de leur influence. Ils « rassemblaient avec Jésus-Christ » et « semaient pour l'Esprit », en vue de « récolter pour la vie éternelle ».

À eux s'appliquaient ces paroles : « Vous avez été attristés selon Dieu... Car la tristesse selon Dieu produit une conversion à salut dont on ne se repent point; mais la tristesse du monde produit la mort. Voyez en effet cette tristesse même selon Dieu que vous avez éprouvée, quel empressement elle a produit en vous! et même quelle apologie, et même quelle indignation, et même quelle crainte, et même quel ardent désir, et même quel zèle, et même quel châtiment! » (2 Corinthiens 7.9-11)

Tel est le résultat de l'action de l'Esprit de Dieu. Là où il n'y a pas de réforme, il n'y a pas eu de véritable repentir.

Si le pécheur rend le gage, restitue ce qu'il a dérobé, confesse ses péchés, et s'il aime le Seigneur et ses semblables, il peut avoir l'assurance d'être en paix avec Dieu. Tels étaient les résultats des anciens réveils. En les jugeant par leurs fruits, on pouvait dire qu'ils étaient bénis de Dieu pour le salut des individus et le relèvement de l'humanité.