• Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche. (Apocalypse 1:3)

Le tremblement de terre de Lisbonne 1755

0601058_thumb.jpg La prophétie ne nous dit pas seulement le mode et l'objet de la venue du Seigneur; elle nous donne les signes annonciateurs de sa proximité. « Il y aura, dit Jésus, des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. » « Le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l'homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire. » Les premiers signes précurseurs du retour du Seigneur sont mentionnés comme suit par le voyant 

de Patmos : Il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang. » (Luc 21.25; Marc 13.24-26; Apocalypse 6.12)

Ces signes apparurent avant le commencement du dix-neuvième siècle. Conformément à cette prophétie, eut lieu, en 1755, le tremblement de terre le plus destructeur que l'histoire ait enregistré.

Etendue du séisme

Quoique connu sous le nom de « tremblement de terre de Lisbonne », il secoua une partie considérable de l'Europe, de l'Afrique et de l'Amérique.

Il fut ressenti au Groenland, aux Antilles, à l'île Madère, en Norvège, en Suède, en Angleterre et en Irlande, soit sur une étendue de plus de six millions de kilomètres carrés. En Afrique, il fut presque aussi violent qu'en Europe. La ville d'Alger fut en grande partie détruite; au Maroc, un village de huit à dix mille habitants disparut. Un terrible raz-de-marée submergea les côtes d'Espagne et d'Afrique, envahit des villes et occasionna des dégâts énormes.

Puissance du séisme

« C'est en Espagne et au Portugal que la secousse se fit sentir avec le plus de violence. On affirme qu'à Cadix le raz-de-marée atteignit dix-huit mètres de hauteur.

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Quelques-unes des plus hautes montagnes du Portugal furent violemment secouées; plusieurs s'ouvrirent par le sommet; des flammes en jaillirent et d'énormes blocs de rochers furent précipités dans les vallées voisines. » (Charles Lyell, Principles of Geology, p. 495.) À Lisbonne, « le tremblement de terre qui détruisit la ville fut précédé de sourds grondements souterrains. Puis on vit la mer se retirer, laissant ses rives à sec, pour revenir ensuite sur elle-même et s'élever à quelque quinze mètres au-dessus de son niveau ordinaire.... Au nombre des événements extraordinaires qui se produisirent à Lisbonne, on cite la disparition d'un quai tout en marbre, construit depuis peu et à grands frais. Une immense foule s'y était réfugiée, comme l'endroit le plus sûr pour échapper au danger des maisons croulantes. Mais tout à coup le quai s'effondra avec toute sa cargaison humaine; pas un cadavre ne revint à la surface.»

Ce tremblement de terre entraîna la chute de toutes les églises, de tous les couvents, de presque tous les édifices publics et de plus du quart des maisons.

Deux heures environ après la secousse, un incendie éclata dans les différents quartiers de la ville et sévit avec tant de violence pendant environ trois jours que Lisbonne fut entièrement détruite. La catastrophe tomba sur un jour de fête, alors que les églises et les couvents étaient combles; peu de personnes échappèrent... La terreur était indescriptible. Personne ne pleurait; il n'y avait pas de larmes devant un tel désastre. En proie au délire, la population courait çà et là, hurlant, se frappant le visage et la poitrine en s'écriant : Misericordia! C'est la fin du monde! Des mères, oubliant leurs enfants, parcouraient les rues, chargées de crucifix. Malheureusement, beaucoup d'entre elles cherchèrent en vain asile dans les églises où était exposé le saint-sacrement, et embrassaient les autels : images, prêtres et gens du peuple furent enveloppés dans une commune ruine. » (Encyclopedia Americana, art. Lisbon, note.) On évalue à plus de quatre-vingt-dix mille le nombre des personnes qui perdirent la vie en ce jour néfaste.

(Ce texte est extrait du livre La Tragédie des Siècles, chapitre "Les précurseurs du matin". )