• Car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. (2 Pierre 1:21)

Le temps de détresse

(Voir chronologie) « En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple; et ce sera une époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu depuis que les nations existent jusqu'a cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. » ( Daniel 12.1 )

Quand le message du troisième ange aura achevé son oeuvre, la miséricorde divine cessera d'intercéder en faveur des coupables habitants de la terre.

La tâche du peuple de Dieu sera terminée. Il a reçu la pluie de l'arrière-saison; les « temps de rafraîchissement [sont venus] de la part du Seigneur »; il est prêt à affronter l'heure de l'épreuve qui l'attend. Les anges s'affairent entre le ciel et la terre. Un ange revenu de la terre annonce que sa mission est finie, que le monde a subi sa dernière épreuve, et que tous ceux qui ont été fidèles aux préceptes divins ont reçu « le sceau du Dieu vivant » ( Apocalypse 7.2 ). Jésus qui, dans le sanctuaire céleste, a mis un terme à son intercession, lève les mains et s'écrie d'une voix forte : « C'en est fait! » ( Apocalypse 16.18 ) Puis, tandis que toutes les armées angéliques déposent leurs couronnes, il proclame solennellement : « Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. » ( Apocalypse 22.11 )

Le sort de tous les hommes a été décidé, soit pour la vie, soit pour la mort. Le Sauveur a fait la propitiation pour Son peuple, et Il a effacé ses péchés. Le nombre de Ses sujets est complet. « Le règne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux » sont sur le point d'être confiés aux héritiers du salut; Jésus va régner comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

Fin de la Grâce - l'Esprit de Dieu se retire

Au moment où il quittera le sanctuaire, les habitants de la terre seront plongés dans les ténèbres. À cette heure lugubre, les justes devront vivre devant la face de Dieu sans intercesseur. Les restrictions qui pesaient sur les pécheurs étant levées, Satan exercera un empire absolu sur les impénitents irréductibles.

La grâce divine sera parvenue à son terme.

Le monde aura rejeté la miséricorde de Dieu, méprisé Son amour et foulé aux pieds Sa loi. Les méchants auront franchi les limites de leur temps de probation; l'Esprit de Dieu, auquel ils auront obstinément résisté, leur sera enfin retiré. N'étant plus protégés par la grâce divine, ils seront à la merci de Satan, qui plongera alors les habitants de la terre dans la grande détresse finale.

Les anges de Dieu, ayant cessé de tenir en échec la violence des passions humaines, tous les éléments de discorde seront déchaînés. Le monde entier passera par une catastrophe plus redoutable que celle dans laquelle périt l'ancienne Jérusalem.

Un seul ange fit autrefois mourir tous les premiers-nés des Égyptiens et plongea le pays dans le deuil. Quand David pécha contre Dieu en faisant le dénombrement du peuple, un seul ange suffit pour produire l'hécatombe qui frappa Israël. La puissance de destruction exercée jadis sur l'ordre de Dieu par de saints anges sera, dès qu'il le leur permettra, abandonnée aux mauvais anges. Il y a maintenant des forces toutes prêtes à répandre la désolation en tous lieux, et qui n'attendent que la permission de Dieu.

On a souvent accusé ceux qui honorent Dieu d'attirer des fléaux sur l'humanité. À ce moment-là, ils seront considérés comme étant la cause des effrayantes convulsions de la nature, aussi bien que des luttes sanglantes qui désoleront la terre.

En outre, la puissance du dernier avertissement ayant enflammé la colère de ceux qui l'ont rejeté, l'esprit de haine et de persécution, intensifié par Satan, se déchaînera contre les fidèles.

Quand Dieu se fut retiré du milieu de la nation israélite, ni les sacrificateurs ni le peuple n'en eurent conscience. Livrés à l'empire absolu de Satan, et esclaves des plus violentes passions, ils ne se considéraient pas moins comme les favoris du ciel. Les cérémonies suivaient leur cours

dans le temple; on offrait des sacrifices sur des autels souillés de crimes, et on invoquait chaque jour la bénédiction du ciel sur un peuple coupable du sang du Fils de Dieu et assoiffé de celui de ses disciples et apôtres. L'humanité ne se doutera pas davantage que des décisions irrévocables auront été prises dans le sanctuaire, que l'Esprit de Dieu se sera définitivement retiré, et que la destinée du monde aura été scellée pour l'éternité. On continuera de pratiquer les formes du culte, et une ardeur satanique revêtira les apparences d'un grand zèle pour le service de Dieu.

Alors que le jour du repos sera la principale question agitée dans la chrétienté, et que les autorités civiles et ecclésiastiques auront uni leurs forces pour imposer à tous l'observation du dimanche, le refus obstiné d'une faible minorité de croyants de se soumettre aux exigences populaires fera d'eux les objets d'une exécration universelle.

On déclarera qu'on ne doit pas tolérer les quelques individus qui résistent à une institution de l'Église et à une loi de l'État; qu'il est préférable de les sacrifier plutôt que de plonger des nations entières dans la confusion et l'anarchie.

Il y a dix-huit siècles, « les chefs du peuple » se servaient de ce même argument contre Jésus. « Il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas » ( Jean 11.50 ), disait l'astucieux Caïphe. Cet argument semblera concluant. Un décret lancé contre les observateurs du sabbat du quatrième commandement les déclarera passibles des châtiments les plus sévères et donnera au public, à partir d'une certaine date, l'autorisation de les mettre à mort. Le romanisme dans l'Ancien Monde, et le protestantisme apostat dans le Nouveau adopteront les mêmes mesures envers ceux qui honorent les statuts de l'Éternel.