• Car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. (2 Pierre 1:21)

L'avertissement final

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(voir chronologie)« Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité; et la terre fut éclairé de sa gloire. Il cria d'une voix forte, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux. » « J'entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux. » ( Apocalyse 18.1, 2, 4 ) 

Ce passage nous signale un temps où la proclamation de la chute de Babylone, décrite par le second ange (voir Apocalypse 14.8 ) du quatorzième chapitre de l'Apocalypse, sera réitérée et accompagnée du tableau de la corruption qui s'est introduite dans les diverses organisations qui constituent Babylone après la première proclamation du message dans le courant de l'été 1844.

Nous avons ici une description effrayante de l'état du monde religieux. À chaque réjection de la vérité, les esprits deviendront plus enténébrés et les coeurs plus obstinés, pour aboutir à une impiété effrontée. En dépit de tous les avertissements divins, on s'obstinera à transgresser l'un des commandements du décalogue, et on finira par persécuter ceux qui le tiennent pour sacré. Mépriser la Parole et le peuple de Dieu équivaut à rejeter Jésus-Christ. En accueillant les enseignements spirites, les églises supprimeront tout frein religieux. Il en résultera que la profession de christianisme ne sera plus qu'un manteau servant à couvrir des actions ignobles. La croyance aux phénomènes spirites ouvrant la porte aux esprits séducteurs et aux doctrines de démons, les églises subiront l'influence des mauvais anges. 

Au temps de l'accomplissement de cette prophétie, il sera dit de Babylone : « Ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités. » ( Apocalypse 18.5 ) Elle a comblé la mesure de ses transgressions : sa destruction est imminente. Mais Dieu a encore un peuple dans Babylone; avant l'heure du châtiment, ces fidèles seront appelés à en sortir, pour ne point participer à ses péchés et échapper à ses fléaux. De là l'avertissement symbolisé par l'ange qui, descendu du ciel, éclaire toute la terre de sa gloire et dénonce avec véhémence les péchés de Babylone, et fait retentir cet appel : « Sortez du milieu d'elle, mon peuple. » Ces proclamations constituent, avec le message du troisième ange, l'avertissement final donné aux habitants de la terre. 

Un décret pour le dimanche

Le monde va au-devant d'une terrible crise. Les nations de la terre, coalisées pour faire la guerre aux commandements de Dieu, décréteront « que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves » ( Apocalypse 13.16 ) sont tenus de se conformer aux usages de l'Église en observant un faux jour de repos. Quiconque s'y refusera sera passible de peines civiles et finalement déclaré digne de mort. D'autre part, la loi divine enjoignant l'observation du jour de repos du Créateur exige l'obéissance et menace de la colère de Dieu celui qui en transgresse les préceptes. 

La question étant ainsi posée, fouler aux pieds la loi de Dieu pour obéir à un décret humain équivaudra à recevoir la marque de la bête; ce sera accepter le signe de soumission à une autorité autre que celle de Dieu. Or, l'avertissement du ciel déclare : « Si quelqu'un adore la bête et son
image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère. » ( Apocalypse 14.9, 10 ) 

Mais nul ne sera l'objet de la réprobation divine avant d'avoir eu l'occasion de connaître la vérité et de la rejeter. Une foule de gens n'ont pas encore entendu les vérités spéciales destinées à notre temps. L'obligation d'observer le quatrième commandement ne leur a jamais été présentée sous son vrai jour. Celui qui lit dans les coeurs et voit tous les mobiles, ne permettra pas que ceux qui aiment la vérité ignorent l'enjeu et les conséquences du conflit. Le décret ne surprendra personne. Chacun recevra suffisamment de lumière pour pouvoir prendre position en connaissance de cause. 

La question du jour de repos -- le point de la vérité particulièrement contesté -- sera la grande pierre de touche de la fidélité. Lorsque les hommes seront soumis à cette épreuve finale, une ligne de démarcation claire et précise sera établie entre ceux qui servent Dieu et ceux qui ne le servent pas. D'une part, l'observation du faux jour de repos, conformément à une loi de l'État opposée au quatrième commandement, constituera la soumission à une autorité en conflit avec celle de Dieu; et, d'autre part, l'observation du vrai jour de repos selon la loi de Dieu sera une preuve de fidélité au Créateur. Tandis que les uns, en acceptant le signe de leur soumission au pouvoir terrestre, prendront la marque de la bête, les autres, en choisissant le signe de la fidélité à l'autorité divine, recevront le sceau de Dieu. 

Jusqu'ici, les propagateurs du message du troisiéme ange ont été considérés comme de simples alarmistes. On a qualifié de vaines et d'absurdes leurs prédictions annonçant que les États-Unis glisseraient un jour dans l'intolérance religieuse, l'État et l'Église unissant leurs efforts pour persécuter les observateurs des commandements de Dieu. On a hautement affirmé que jamais ce pays ne reniera son passé, et qu'il restera toujours le champion de la liberté religieuse. Mais au moment où l'obligation d'observer le dimanche sera sérieusement agitée, lorsqu'on verra s'approcher l'événement déclaré chimérique, le message du troisième ange provoquera un effet qu'il n'aurait pas pu produire auparavant.