Imprimer cette page

Le temps du jugement céleste

(voir Reportage vidéo et Chronologie). L’instruction du jugement et l’effacement des péchés auront lieu avant le retour du Seigneur. Puisque les morts doivent être jugés d’après ce qui est écrit dans les livres, leurs péchés ne peuvent pas être effacés avant que leurs cas aient été examinés. L’apôtre Pierre déclare que les péchés des croyants seront effacés avant que « des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ » ( Actes 3.19, 20 ). L’instruction du jugement terminée, le Seigneur viendra, « et sa récompense sera avec lui pour rendre à chacun selon ses oeuvres ».

Comme, dans les rites symboliques, le souverain sacrificateur sortait du sanctuaire pour bénir la congrégation, après avoir fait l’expiation pour Israël, de même, au terme de Son sacerdoce, Jésus « apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut » ( Hébreux 9.28 ) et leur donnera la vie éternelle. Le sacrificateur, en éliminant les péchés du sanctuaire, les confessait sur la tête du bouc émissaire; Jésus placera, pareillement, tous ces péchés sur la tête de Satan, qui en est l’auteur et l’instigateur. Le bouc émissaire, chargé des péchés d’Israël, était envoyé « dans le désert » ( Lévitique 16.22 ); ainsi, Satan, chargé de tous les péchés dans lesquels il a fait tomber le peuple de Dieu, sera condamné à errer mille ans sur une terre désolée et privée de ses habitants. Il portera enfin la peine intégrale du péché dans le lac de feu, où il sera consumé avec les perdus. Le grand plan de la rédemption se consommera ainsi par l’extirpation définitive du péché et par la délivrance de tous ceux qui ont accepté de se séparer du mal.

L’instruction du jugement et l’effacement des péchés ont commencé exactement au temps fixé, à la fin des deux mille trois cents jours, en 1844. Tous ceux qui se sont une fois réclamés du nom de chrétiens doivent subir cet examen minutieux. Les vivants et les morts sont alors « jugés selon leurs oeuvres, d’après ce qui est écrit dans ces livres ». ( Apocalypse 20.12 )

Le contenu des livres

Les péchés non confessés

Au jour de Dieu, les péchés dont on ne s’est pas repenti et qu’on n’a pas délaissés ne seront ni, pardonnés ni effacés et s’élèveront en témoignage contre le violateur.

Qu’on ait péché à la lumière du jour ou dans les ténèbres, tout est découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Les anges de Dieu, témoins de chacune de nos fautes, les ont

0601075_thumb.jpg

infailliblement enregistrées. On peut les nier, les cacher à son père, à sa mère, à sa femme, à ses enfants et à ses amis; le coupable peut être le seul à connaître ses torts, mais ils sont mis à nu devant les esprits célestes. Les ténèbres de la plus sombre nuit, le mystère le plus impénétrable, la duplicité la plus consommée ne réussissent pas à dissimuler aux yeux de l’Éternel une seule de nos pensées. Dieu tient un compte exact de tous les actes faux, de tous les procédés injustes. Il ne se laisse pas tromper par des apparences de piété. Il ne commet point d’erreur dans l’appréciation des caractères. Un homme corrompu peut tromper ses semblables, mais Dieu déchire tous les voiles et lit les secrets des coeurs.

L'enregistrement des oeuvres bonnes ou mauvaises

Combien solennelle est la pensée que, jour après jour, tout ce que nous pensons, disons ou faisons est porté sur les registres du ciel! Une parole prononcée, un acte commis ne peuvent plus être retirés. Les anges ont enregistré le bien et le mal. Le plus puissant conquérant de la terre ne peut arracher de ces registres la page d’une seule de ses journées. Nos actions, nos paroles, nos intentions les plus secrètes même contribueront à déterminer notre destinée heureuse ou malheureuse. On peut les oublier, mais elles n’en déposeront pas moins soit pour notre justification, soit pour notre condamnation. Le caractère de chacun est reproduit sur les livres du ciel avec la même exactitude que les traits

du visage sur le cliché du photographe. Et pourtant, combien peu on se soucie de ces inscriptions qui paraîtront sous les yeux des êtres célestes! Si le voile qui sépare le monde visible du monde invisible se levait soudain, nous permettant de voir un ange enregistrer fidèlement chacune des paroles et des actions dont nous serons appelés à rendre compte au jour du jugement, combien de paroles seraient retenues, et combien d’actions ne seraient jamais commises!

Au jour du jugement, l’usage que nous aurons fait de toutes nos facultés sera examiné avec le plus grand soin.

Quel emploi faisons-nous du capital que le ciel nous a prêté? Le Seigneur le retrouvera-t-il avec les intérêts? Avons-nous cultivé et utilisé à la gloire de Dieu et pour le relèvement de l’humanité les talents manuels, affectifs et intellectuels qui nous ont été confiés? Comment avons-nous usé de notre temps, de notre plume, de notre parole, de notre argent, de notre influence? Qu’avons-nous fait pour le Sauveur dans la personne des pauvres, des affligés, des orphelins et des veuves? Dieu nous a constitués dépositaires de sa sainte Parole : quel usage avons-nous fait de la lumière de la vérité destinée à rendre les hommes sages à salut? Une simple profession de foi en Jésus-Christ est sans valeur; seul l’amour qui se traduit en actes est considéré comme authentique. Aux yeux des êtres célestes l’amour seul donne de la valeur à nos actions. Tout acte accompli par amour, si insignifiant qu’il soit aux yeux des hommes, est accepté et récompensé par Dieu.

Sur les registres du ciel, l’égoïsme secret du coeur humain est mis en pleine lumière.

On y trouve la liste des devoirs non accomplis tant envers nos semblables qu’envers le Sauveur. On y voit combien d’heures, de pensées et de forces qui appartenaient à Dieu ont été données à Satan. C’est une lamentable documentation que les anges accumulent. Des êtres intelligents, de soi-disant disciples du Christ, se laissent absorber par l’acquisition de biens terrestres ou par le plaisir. L’argent, le temps, les forces vont au luxe ou à la concupiscence, tandis que de rares moments sont consacrés à la prière, à l’étude des Écritures, à l’humiliation et à la confession des péchés.