Les signes du retour de Jésus

« Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? »

Jésus sur le mont des Oliviers

(Ce chapitre est basé sur Matthieu 24; Marc 13; Luc 21:5-38)

Les prêtres et les chefs  avaient été remplis de frayeur par ces paroles du Christ : « Voici, votre maison vous sera laissée déserte. » Matthieu 23:38) Tout en affectant une parfaite indifférence, ils se sentaient menacés par un danger invisible et ne pouvaient s’empêcher de réfléchir à la portée de ces paroles. Ce temple magnifique, qui faisait la gloire de la nation, allait-il vraiment être réduit à un amas de ruines? Les disciples attendaient anxieusement que Jésus leur donnât des explications ultérieures et ils partageaient ces sombres pressentiments. Comme ils sortaient du temple, ils attirèrent l’attention du Christ sur la solidité et la beauté de cet édifice. Les pierres de marbre étaient d’une blancheur immaculée, et quelques-unes avaient des dimensions énormes. Une partie de la muraille avait résisté au siège de l’armée de Nébucadnetsar. Le travail de construction était si parfait que tout l’édifice avait l’apparence d’une pierre unique tirée de la carrière. Les disciples ne pouvaient comprendre comment des murs aussi puissants pourraient être renversés.

Quelles n’ont pas dû être les pensées intimes du Christ, rejeté au moment où l’on attirait Son attention sur la magnificence du temple! Malgré le spectacle admirable qui s’offrait à Lui Il dit avec tristesse : Je vois tout cela. Cet édifice est une merveille. Ces murailles vous semblent indestructibles; mais écoutez bien ceci : Le jour viendra où « il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée ».

Dis-nous quel sera le signe de ton avènement ?

Ces paroles du Christ avaient été entendues par un grand nombre de personnes; quand Il fut seul, sur le mont des Oliviers, Pierre, Jean, Jacques et André vinrent auprès de Lui et Lui demandèrent :

« Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? » Dans Sa réponse, Jésus ne considéra pas séparément la destruction de Jérusalem et le grand jour de Sa venue. Il fondit en un même tableau la description de ces deux événements, laissant aux disciples le soin d’approfondir le sujet.

Ceux-ci n’eussent pas été capables de supporter la vue de l’avenir, si Jésus Le leur avait dévoilé tel qu’Il L’apercevait Lui-même. Alors qu’Il faisait allusion à la destruction de Jérusalem, Ses paroles prophétiques dépassaient cet événement pour atteindre la conflagration finale qui se produira au jour où le Seigneur, sortant de Sa retraite, punira l’iniquité du monde, et où la terre laissera voir le sang dont elle a été arrosée et ne dérobera plus aux regards les morts qu’elle contient. Tout ce discours n’était pas destiné aux disciples seuls, mais à ceux qui vivraient dans la dernière période de l’histoire du monde.

Que personne de vous séduise !

S’adressant aux disciples, le Christ leur dit : « Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, et diront : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.

Plusieurs faux christs devaient paraître, avec la prétention de faire des miracles, assurant que le temps de la délivrance était arrivé pour la nation juive. Ils allaient séduire beaucoup de gens. Ces paroles du Christ ont été accomplies. Plusieurs faux christs apparurent dans l’intervalle qui s’écoula entre Sa mort et le siège de Jérusalem. Cet avertissement s’adresse aussi à la génération actuelle. Les mêmes séductions qui ont précédé la destruction de Jérusalem ont entraîné les hommes à travers les âges et les entraîneront encore.

On entendra parler de guerres et bruits de guerre

« Vous allez entendre parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer, car cela doit arriver. Mais ce ne sera pas encore la fin. »

Avant la destruction de Jérusalem, les hommes luttaient pour obtenir la suprématie. Des empereurs étaient assassinés; on massacrait les héritiers du trône; il y avait des guerres et des bruits de guerres. Il faut que ces choses arrivent, dit le Christ. Mais ce ne sera pas encore la fin (de la nation juive comme telle). « Une nation s’élèvera contre une nation et un royaume contre un royaume, et il y aura par place des famines et des tremblements de terre. Tout cela ne sera que le commencement des douleurs… » Le Christ disait : Quand les rabbins verront ces signes, ils diront que ce sont les jugements de Dieu sur les nations coupables de retenir dans l’esclavage Son peuple élu. Ils diront que ces signes annoncent la venue du Messie. Ne vous laissez pas séduire; ces choses sont, au contraire, le commencement de Ses jugements. Les gens n’ont regardé qu’à eux-mêmes. Ils n’ont pas voulu se repentir pour que Je les guérisse. Ce qu’ils prennent pour des signes de délivrance prochaine, ce sont les signes précurseurs de leur destruction.

On vous livrera aux tourments

« Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. Et ce sera pour beaucoup une occasion de chute, ils se trahiront, se haïront les uns les autres. »

Les chrétiens ont eu à endurer toutes ces souffrances. Des parents ont trahi leurs enfants, des enfants leurs parents. Des amis ont livré leurs amis au sanhédrin. Étienne, Jacques, et beaucoup d’autres chrétiens ont été victimes de la persécution.

Au moyen de Ses serviteurs, Dieu a donné au peuple juif une dernière occasion de se repentir. Il s’est manifesté, par l’intermédiaire de Ses témoins, au moment de leur arrestation, de leur procès et de leur emprisonnement. Cependant les juges les ont condamnés à mort. En faisant mourir ces hommes, dont le monde n’était pas digne, les Juifs ont crucifié, à nouveau, le Fils de Dieu. Ceci se renouvellera. Les autorités édicteront des lois contraires à la liberté religieuse, s’arrogeant un droit qui n’appartient qu’à Dieu, s’imaginant pouvoir contraindre les consciences, dont Dieu seul est le Maître. On voit déjà maintenant le commencement de ces choses; cette oeuvre se poursuivra jusqu’à ce qu’elle ait atteint la limite qui ne peut être dépassée. Dieu interviendra en faveur de Son peuple fidèle, obéissant à Ses commandements.

Chaque fois que sévit la persécution, ceux qui en sont les témoins prennent position soit pour le Christ soit contre Lui. Faire preuve de sympathie à l’égard de ceux qui sont condamnés injustement, c’est montrer de l’attachement pour le Christ. D’autres sont scandalisés parce que les principes de la vérité viennent contrarier leurs habitudes. Plusieurs chancellent et tombent, renonçant à la foi qu’ils défendaient autrefois. Il en est qui, devenus apostats à l’heure de l’épreuve, pour se mettre en sûreté, porteront de faux témoignages et trahiront leurs frères. Le Christ nous a mis en garde, afin que nous ne soyons pas surpris par l’absence de pitié et de sentiments naturels chez ceux qui rejettent la lumière.

Le Christ donna à Ses disciples un signe destiné à annoncer la ruine de Jérusalem, et leur dit comment ils pourraient y échapper : « Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa dévastation est proche.

Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem s’en retirent, et que ceux qui seront dans les campagnes n’entrent pas dans la ville. Car ce seront des jours de vengeance, pour l’accomplissement de tout ce qui est écrit. Cet avertissement fut donné quarante ans avant la destruction de Jérusalem. Le moment venu, les chrétiens y prirent garde et pas un d’entre eux ne périt dans la chute de la ville.

Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat, dit le Christ. Celui qui a établi he sabbat ne l’a pas aboli en le clouant à la croix. Sa mort n’a pas eu pour effet de l’abroger. Il devait conserver son caractère sacré, quarante ans après la crucifixion. Pendant quarante ans les disciples devaient prier pour que leur fuite n’eût pas lieu en un jour de sabbat.

De la destruction de Jérusalem à la venue de Jésus

De la destruction de Jérusalem, le Christ passa rapidement à un événement plus important qui constitue le dernier anneau de la chaîne de l’histoire humaine : la venue du Fils de Dieu avec majesté et avec gloire.

Prédiction de la persécution du moyen-age

Entre ces deux événements, le regard du Christ apercevait de longs siècles de ténèbres, marqués pour Son Église par le sang, les larmes et l’agonie.

Les disciples n’étaient pas préparés à supporter cette vue, aussi Jésus se borna-t-Il à une courte mention. « Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais plus. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. » Des persécutions, comme le monde n’en avait encore point vues, devaient atteindre les disciples du Christ pendant plus d’un millier d’années. Des millions et des millions de fidèles témoins allaient être mis à mort. Et si Dieu n’avait pas étendu la main pour protéger Son peuple, tous auraient péri. « Mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. » Maintenant le Seigneur parle de Sa seconde venue, dans un langage qui ne prête à aucune équivoque, et Il les met en garde contre les dangers qui précéderont son avènement.

Il s’élèvera de faux-Christ et de faux prophètes

« Si quelqu’un vous dit alors : Le Christ est ici, ou Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes; ils opéreront de grands signes et des prodiges, au point de séduire si possible même les élus.

Je vous l’ai prédit. Si donc on vous dit : Voici, il est dans le désert, n’y allez pas; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas. En effet, comme l’éclair part de l’orient et luit jusqu’à l’occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme. » Le Christ avait indiqué ce signe comme devant annoncer la destruction de Jérusalem : « Plusieurs faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens. »

De faux prophètes s’élevèrent en effet, séduisant beaucoup de gens, les entraînant au désert. Des magiciens et des sorciers, qui s’attribuaient un pouvoir miraculeux, attiraient des foules dans les montagnes. Mais cette prophétie concerne aussi les derniers jours. Le même signe doit annoncer le second avènement. En ce moment même, de faux christs et de faux prophètes opèrent des signes et des prodiges en vue de séduire les disciples. N’entendons-nous pas dire : « Le voici dans le désert »? Des milliers de personnes ne se sont-elles pas rendues au désert avec l’espoir d’y trouver le Christ? Et dans les innombrables réunions où les gens prétendent entrer en communion avec des esprits désincarnés, n’entendons-nous pas dire : « Le voici, il est dans les chambres »? C’est là ce que prétend le spiritisme. Mais le Christ dit : « Ne le croyez pas. En effet, comme l’éclair part de l’orient et luit jusqu’à l’occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme. »

Non content de donner des signes de Sa venue, le Sauveur fixe le moment précis où le premier de ces signes doit paraître : « Aussitôt après la détresse de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. Il enverra Ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. »

Des signes cosmiques précèdent la venue de Jésus

Le Christ déclare qu’au terme de la grande persécution papale, le soleil doit s’obscurcir et la lune ne plus donner sa lumière. Ensuite les étoiles doivent tomber du ciel. Puis Il ajoute : « Recevez l’enseignement de la parabole du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, quand vous verrez tout cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. »

Le Christ a donné des signes de Sa venue. Il affirme que nous pouvons savoir quand il est proche, à la porte. Il dit, en parlant de ceux qui verront ces signes : « Cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. Ces signes ont paru. Nous savons de science certaine que la venue du Seigneur est proche. « Le ciel et la terre passeront, dit-il, mais mes paroles ne passeront point. »

Le Christ vient sur les nuées avec une grande gloire, accompagné d’une multitude d’anges resplendissants. Il vient pour ressusciter les morts et pour glorifier les saints qui seront trouvés vivants. Il vient pour honorer ceux qui l’ont aimé, et pour prendre avec Lui ceux qui ont gardé Ses commandements. Il ne les a pas oubliés, non plus que Sa promesse. La chaîne brisée de la famille est ressoudée. Nous pouvons, en considérant nos morts, penser au matin où retentira la trompette de Dieu, où « les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés » (1 Corinthiens 15:52). Encore un peu de temps, et nous verrons le Roi dans Sa beauté. Encore un peu de temps, et Il essuiera toute larme de nos yeux. Encore un peu de temps, et Il nous fera « paraître devant sa gloire, irréprochables dans l’allégresse » (Jude 24). C’est pourquoi Il ajoute, après avoir indiqué les signes de Sa venue : « Quand cela commencera d’arriver, redressez-vous et levez la tête, parce que votre délivrance approche. »

Nul ne sait le jour et l’heure de la venue de Jésus

Cependant le Christ n’a pas fait connaître aux disciples le jour et l’heure de Sa venue. Il leur dit clairement qu’Il ne Lui était pas donné de les révéler. S’Il avait pu le faire, Il n’aurait pas eu besoin de les exhorter à une attente constante. Il en est qui prétendent connaître le jour et l’heure précis de l’apparition de notre Seigneur. Ils dressent le plan de l’avenir avec beaucoup de zèle. Mais Jésus les a mis en garde contre cette erreur. Le temps précis de la seconde venue du Fils de l’homme est un mystère divin.

Les conditions du monde à la venue de Jésus

Le Christ indique ensuite les conditions qui doivent prévaloir dans le monde, au moment de Sa venue : « Comme aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il à l’avènement du Fils de l’homme. Car dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vienne et les emporte tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme.

On voit que le Christ ne promet pas un millénium temporel, mille ans pendant lesquels on pourra se préparer en vue de l’éternité. Il nous dit qu’il en sera du temps où reviendra le Fils de l’homme comme des jours de Noé.

Qu’en était-il aux jours de Noé? — « L’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son coeur étaient chaque jour dirigées vers le mal. » (Genèse 6:5) Les antédiluviens s’étaient détournés de Jéhovah, refusant de se conformer à sa sainte volonté. Ils avaient voulu suivre les idées perverties de leur propre imagination profane. Cette méchanceté amena leur destruction; aujourd’hui le monde suit la même voie. Rien n’annonce un millénium de gloire. Les transgresseurs de la loi de Dieu remplissent la terre de leurs mauvaises actions. Courses de chevaux, paris, jeux de hasard, dissipation, volupté, passions indomptables auront bientôt rempli le monde de violence.

Le Christ avait dit, en annonçant ha destruction de Jérusalem : En raison des progrès de l’iniquité, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. Cet Évangile du royaume sera prêché dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. Cette prophétie aura un second accomplissement. L’iniquité abondante de ce jour-là a son pendant en notre génération. Il en est de même de la prédiction relative à la proclamation de l’Évangile. Dès avant la chute de Jérusalem, Paul, poussé par le Saint-Esprit, pouvait déjà écrire que l’Évangile avait « été prêché à toute créature sous le ciel » (Colossiens 1:23). De même aujourd’hui, avant la venue du Fils de l’homme, l’Évangile éternel doit être annoncé « à toute nation, tribu, langue et peuple» (Apocalypse 14:6,14). Dieu a fixé un jour où il va juger le monde selon la justice » (Actes 17:31). Le Christ nous fait savoir quand ce jour viendra. Il ne dit pas que tout le monde se convertira, mais que « cet Évangile du royaume sera prêché dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » En annonçant l’Évangile au monde, il nous est donné de hâter le retour de notre Seigneur. Nous ne devons pas seulement attendre le jour de Dieu, mais nous devons le hâter (2 Pierre 3:12). Si l’Église du Christ avait fidèlement accompli la tâche assignée par le Seigneur, le monde entier serait déjà averti, et le Seigneur Jésus revenu, avec puissance et grande gloire.

Le fils de l’homme est proche à la porte

Après avoir indiqué les signes de Sa venue, le Christ dit : « Quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. » « Veillez donc en tout temps et priez.

Dieu a toujours averti les hommes quand des jugements allaient survenir. Ceux qui ont reçu le message donné pour leur temps, et qui ont agi d’après leurs convictions, obéissant à Ses commandements, ont pu échapper aux jugements qui ont fondu sur les rebelles et sur les incrédules. L’ordre fut donné à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille, car j’ai vu que tu es juste devant moi au milieu de cette génération. » Noé obéit et fut sauvé. Ce message parvint à Lot : « Levez-vous, sortez d’ici; car l’Éternel va détruire la ville. » (Genèse 7:1; 19:14) Lot se plaça sous la garde des messagers célestes et fut sauvé. C’est ainsi également que la destruction de Jérusalem fut annoncée aux disciples du Christ. Ceux qui veillèrent pour reconnaître le signe de la ruine imminente purent s’enfuir de la ville et échapper à la catastrophe. Aujourd’hui la seconde venue du Christ et la destruction dont le monde est menacé nous sont annoncées de la même manière. Ceux qui y prennent garde seront sauvés.

Étant donné que nous ne pouvons connaître le moment précis de Sa venue, l’ordre nous est donné de veiller. « Heureux ces serviteurs que le Maître, à son arrivée, trouvera veillant! »

Ceux qui attendent avec vigilance la venue du Seigneur ne restent pas oisifs. L’attente de la venue du Christ leur inspire la crainte du Seigneur, la crainte des jugements qui frapperont la transgression, et leur fait comprendre quel grand péché il y a à rejeter les offres de la grâce. Ceux qui attendent le Seigneur avec vigilance purifient leurs âmes en obéissant à la vérité et joignent à cette attente une activité intense. Ils savent que le Seigneur est à la porte : aussi désirent-ils vivement collaborer avec les intelligences divines en vue du salut des âmes.

Tels sont les économes fidèles et prudents qui donnent aux domestiques du Seigneur « leur ration de blé au moment convenable » (Luc 12:37,42). Ils annoncent la vérité qui s’applique particulièrement à notre temps. Tout comme Énoch, Noé, Abraham, Moïse, qui ont donné la vérité pour leur temps respectif, les serviteurs du Christ donnent actuellement l’avertissement particulier dont leur génération a besoin.

Mais le Christ nous présente une autre classe de personnes : « Si c’est un mauvais serviteur qui se dise en lui-même : Mon maître tarde à venir; s’il se met à battre ses compagnons de service, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas. »

Le méchant serviteur dit en son coeur : « Mon maître tarde à venir. » Il ne dit pas que le Christ ne viendra pas. Il ne se moque pas de l’idée de Son retour; il déclare, par ses actions par les pensées de son coeur, que le Seigneur tarde à venir. Il enlève à d’autres la conviction que le Seigneur vient bientôt. Son influence tend à rendre les hommes présomptueux et négligents, à les confirmer dans leur mondanité et leur torpeur. Des passions terrestres, des pensées corrompues s’emparent de l’esprit. Le mauvais serviteur mange et boit avec les ivrognes, et recherche les plaisirs du monde. Il frappe ses compagnons de travail, Il accuse et condamne ceux qui sont fidèles à leur Maître. Ceux qui se ressemblent s’unissent pour transgresser la loi divine. Il y a là une association redoutable; le mauvais serviteur sera pris au piège du monde. « Le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas; il le mettra en pièces et lui fera partager le sort des hypocrites. »

« Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai te surprendre. » (Apocalypse 3:3) Les faux docteurs seront surpris par l’avènement du Christ. Ils disent : « Paix et sûreté. » Comme les prêtres et les docteurs le faisaient avant la chute de Jérusalem, ils promettent à l’Église des jours de prospérité et de gloire terrestres. C’est ainsi qu’ils interprètent les signes des temps. Mais que dit l’inspiration? — « Soudainement la ruine fondra sur eux. » (1 Thessaloniciens 5:3)

Le jour de Dieu viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent la surface de la terre, sur tous ceux qui considèrent ce monde comme leur demeure permanente. Il viendra sur eux comme un voleur qui rode dans la nuit.

Un appel au réveil en vue de la venue de Jésus

Le monde, plein de débauches et de plaisirs impies, est endormi dans une sécurité charnelle. Les hommes renvoient bien loin la venue du Seigneur. Ils se rient de Ses avertissements. On affirme avec insolence que « tout demeure comme depuis le commencement de la création ». « Demain comme aujourd’hui, nous ferons bonne chère! » (2 Pierre 3:4; Ésaïe 56:12) Nous nous livrerons de plus en plus aux plaisirs. Mais le Christ dit : « Voici, je viens comme un voleur. » (Apocalypse 16:15)

Au moment même où le monde demande avec mépris : « Où est la promesse de son avènement? » les signes s’accomplissent. Quand le moqueur, qui rejette la vérité, est devenu présomptueux; quand chacun cherche à gagner de l’argent sans scrupule; quand on étudie tout, excepté sa Bible : alors le Christ vient comme un voleur.

Une grande agitation règne dans le monde. Les signes des temps sont visibles. Les événements qui vont se produire projettent déjà leur ombre sur nous. L’Esprit de Dieu se retire de la terre et des calamités succèdent aux calamités, sur terre et sur mer. Il y a des tempêtes, des tremblements de terre, des incendies, des inondations, des meurtres de tous genres. Qui peut deviner l’avenir? Où est-on en sécurité? Rien n’est sûr de ce qui est humain ou terrestre. Les hommes prennent rapidement position sous le drapeau de leur choix. Ils attendent avec impatience le signal de leurs chefs. D’un côté sont ceux qui attendent l’apparition du Seigneur, dans la vigilance et l’activité; de l’autre, ceux qui se rangent sous les ordres du premier grand apostat. Il y en a peu qui croient, de tout leur coeur, qu’il y a un enfer à éviter et un ciel à gagner.

La crise s’approche graduellement. Le soleil poursuit sa course habituelle et les cieux proclament toujours la gloire de Dieu. Les hommes mangent et boivent, plantent et bâtissent, se marient et donnent en mariage, comme par le passé. Les commerçants continuent d’acheter et de vendre. Les hommes rivalisent entre eux pour obtenir les meilleures places. Les amateurs de plaisirs assiègent les théâtres, les champs de courses, les salles de jeux. Tandis que règne la plus grande agitation, l’heure de la grâce arrive à son terme, et l’avenir de chacun est sur le point d’être fixé pour l’éternité. Satan voit que son temps est court. Il a mobilisé tous ses serviteurs pour séduire les hommes, les tromper, les absorber et les ensorceler jusqu’au moment où le jour de grâce sera écoulé et où les portes de la miséricorde seront fermées pour toujours.

À travers les siècles, l’avertissement solennel, donné par notre Seigneur sur le mont des Oliviers, arrive jusqu’à nous : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos coeurs ne s’appesantissent par les fumées du vin et de l’ivresse et par les soucis de la vie, et que ce jour ne fonde sur vous à l’improviste comme un filet. … Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. »

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