La foi d’Abraham – Galates 3:6-8

Abraham, parfait modèle de justification par la foi,

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Espérant toujours ramener les Galates à la foi seule en Christ, Paul mettra en évidence l’exemple du patriarche Abraham, parfait modèle de justification par la foi, et démontrera que ceux qui ont la foi suivent son exemple.

« Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. Aussi l’Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham: Toutes les nations

seront bénies en toi ! de sortes que ceux qui ont la foi sont bénis avec Abraham le croyant. » Galates 3:6-8

Paul, établissant un parallèle plus développé de ce passage dans l’épître aux Romains [2], nous révèle que « face à la promesse de Dieu », « Espérant contre toute espérance » Abraham « ne douta point, par incrédulité, mais fortifié, il donna gloire à Dieu ». L’apôtre nous révèle simplement que c’est à cause de sa foi qu’Abraham « donna gloire à Dieu ». La foi du patriarche honora Dieu. « C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice ». Il fut donc, à cause de cette foi, approuvé, accepté et justifié par Dieu. Si nous devons être accepté et justifié comme Abraham l’a été il nous est donc utile de savoir ce qu’il a fait pour cela.

« Je t’ai établi père d’un grand nombre de nation » avait assuré Dieu à Abraham. Or, connaissant la situation d’Abraham on ne pourrait que sourire à l’ouie d’une pareille affirmation. En effet, au moment où elle est faite il a « près de cent ans », c’est un vieillard et son corps est « presque mourant ». Pourquoi donc dire à ce vieillard usé par les années : « Je t’ai établi père d’un grand nombre de nation » ? Pourquoi le torturer davantage en créant dans son cœur, d’irréalisables et vains espoirs ?

En outre, Sarah sa femme par qui doit s’accomplir la promesse est elle aussi fort âgée. En ce qui la concerne tout projet d’enfantement est absolument inconcevable, sans espoir et voué à l’échec. Car non seulement Sarah est depuis toujours totalement stérile, mais son « sein maternel » est simplement « mort », son utérus est médicalement hors d’état d’usage. néanmoins, non seulement Dieu assure à Abraham qu’il est déjà « père » à ses yeux, mais encore père d’un « grand nombre de nation ».

0606244_thumb.jpgL’on peut donc comprendre d’un point de vue humain que cette promesse, ce projet de Dieu est simplement irraisonnable, irréalisable, un projet fou. Cependant Dieu déclare positivement « Je t’ai établi père d’un grand nombre de nation ». Qu’y a-t-il, de plus extraordinaire que ce que Dieu déclare à ce vieillard de cent ans ? Il faudrait être fou pour le croire. Or l’apôtre déclare qu’« Abraham crut Dieu. ». Abraham est-il donc fou ? Loin de là. Le patriarche n’est ni sot, ni fou, ni aveugle, il voit bien que Sara et lui sont deux vieillards, car dit Paul. « Il considéra son corps presque mourant, puisqu’il avait près de cent ans, et le sein maternel de Sara déjà atteint par la mort. »

En cet homme de même nature que nous se livre sans doute un combat formidable entre la foi et le doute. On entrevoit entre les lignes cette terrible lutte intérieur « Espérant contre toute espérance, il crut ». En effet il n’était vraiment pas naturel d’ajouter foi à la déclaration divine. L’intelligence d’Abraham, son bon sens, ses raisonnements étaient sûrement les premiers à combattre en lui contre la foi dans la parole de Dieu pour l’amener à douter:

« C’est complètement absurde, ridicule, impossible que Sara, qui non seulement est âgée mais depuis toujours stérile puisse enfanter un fils. Non ! Non !, on ne peut croire cela. C’est impossible. Qui a jamais vu pareille chose ? Dieu pourrait-il réellement accomplir un tel miracle ? Et même s’il en est capable, il peut fort bien changer d’avis, il peu fort bien revenir sur sa parole. Il pourrait bien trouver une raison valable pour ne plus accomplir ce qu’il a dit. »

Mais l’apôtre nous apprend qu’Abraham résiste, il tient bon et persiste à croire. Ainsi, « face à la promesse de Dieu il ne douta point, par incrédulité, mais fortifié, il donna gloire à Dieu ». Qui donc si ce n’est Dieu lui-même qui fortifiait Abraham afin qu’il tienne bon dans la foi ?

Image5_thumb.jpg« Non », se disait-il repoussant les tentations d’incrédulité, « je ne dois pas douter de Dieu. Il est capable d’accomplir la promesse qu’il m’a faite. Il est suffisamment puissant pour cela. Oui Dieu accomplira sûrement sa promesse. Je ne saurais dire quand, mais je dois croire qu’il le fera. Je dois croire qu’Il ne reviendra pas sur sa parole. Il n’est pas un homme pour mentir et changer d’avis. Il est fidèle, on peut vraiment et toujours compter sur lui. »

Ainsi Abraham était « pleinement convaincu de ceci, ce que Dieu a promis, il a aussi la puissance de l’accomplir ». Quelle foi en Dieu, quelle foi extraordinaire que celle de cet homme, foi qui croit en l’impossible, foi qui résiste en dépit des doutes, et s’accroche désespérément en la sure et immuable parole divine.

« Ainsi, Abraham crut Dieu » et « cela lui fut compté comme justice. » « Mais ce n’est pas à cause de lui seul qu’il est écrit que cela lui fut imputé » nous écrit l’apôtre ; « c’est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification »[3].

[1] Galales 3:6-8

[2] Romains 4:17-22 « Selon qu’il est écrit : Je t’ai établi père d’un grand nombre de nation. Il est notre père à tous devant Dieu en qui il a cru, qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d’un grand nombre de nations, selon qu’il avait été dit, telle sera ta descendance. Et, sans faiblir dans la foi, il considéra son corps presque mourant, puisqu’il avait près de cent ans, et le sein maternel de Sara déjà atteint par la mort. Mais face à la promesse de Dieu il ne douta point, par incrédulité, mais fortifié, il donna gloire à Dieu, pleinement convaincu de ceci, ce que Dieu a promis, il a aussi la puissance de l’accomplir, c’est pourquoi cela lui fut compté comme justice. »

[3] Romain 4:23-25

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