Croître par l’Esprit-Saint

Hors de lui, vous êtes sans vie; vous n'avez aucune force pour résister à la tentation ou pour croître en grâce et en sainteté. En demeurant en lui, en tirant de lui votre vie, vous prospérerez, et vous n'aurez à redouter ni sécheresse, ni stérilité. Vous serez comme un arbre planté auprès d'un cours d'eau;.

La croissance en Jésus-Christ

La Bible compare à une naissance la transformation du coeur par laquelle nous devenons enfants de Dieu. Ceux qui viennent de se convertir sont « des enfants nouveau-nés » qui doivent croître jusqu’à « la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4:13). Cette transformation est aussi comparée à la germination de la bonne semence jetée en terre par le cultivateur. De même que le bon grain, ils doivent croître et porter des fruits. Le prophète Ésaïe dit qu’ils « seront appelés des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire » (Ésaïe 61:3).

L’homme est impuissant à créer la vie

Ces illustrations tirées de la nature ont pour but de nous aider à mieux saisir les vérités mystérieuses de la vie spirituelle. Toute la sagesse et tout le génie de l’homme sont impuissants à créer la vie. Ce n’est que par la vie que le Créateur leur donne, que les plantes et les animaux subsistent de même aussi, ce n’est que par l’Esprit de Dieu que la vie nouvelle est engendrée dans le coeur des hommes. À moins que quelqu’un ne soit « engendré d’en haut » (Jean 3:3), il ne peut participer à la vie que Jésus-Christ est venu donner.

C’est Dieu qui change le bouton en fleur et la fleur en fruit

Il en est de la croissance comme de la vie. C’est Dieu qui change le bouton en fleur et la fleur en fruit. C’est par sa puissance que la semence se développe et qu’elle produit « d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi » (Marc 4:28). Le prophète s’exprime ainsi au sujet d’Israël : « Il fleurira comme le lis. » — « Ils redonneront la vie au froment, et ils fleuriront comme la vigne. » (Osée 14:5,7) Jésus, de son côté, nous exhorte à considérer « comment les lis croissent » (Luc 12:27).

Ce n’est ni à leurs soucis, ni à leurs préoccupations, ni à leurs efforts que les plantes et les fleurs doivent leur croissance, mais au fait qu’elles reçoivent ce que Dieu a pourvu pour leur subsistance. Par ses efforts ou ses soucis, l’enfant ne peut rien ajouter à sa taille. Votre zèle et vos labeurs sont tout aussi inutiles en ce qui concerne la croissance spirituelle. La plante et l’enfant croissent en s’incorporant les éléments nécessaires à leur subsistance : l’air, le soleil, la nourriture.

Jésus-Christ est à ceux qui se confient en lui ce que ces dons de la nature sont à la vie végétale et à la vie animale. Il est « leur lumière à toujours »; « il est un soleil et un bouclier »; il sera pour Israël comme « la rosée »; « il sera comme une pluie qui tombe sur un terrain fauché ». Il est l’eau vive, le « pain de Dieu… qui descend du ciel et qui donne la vie au monde » (Ésaïe 60:19; Psaume 84:12; Osée 14:5; Psaume 72:6; Jean 6:33).

Par le don ineffable de son Fils, Dieu a entouré le monde entier d’une atmosphère de grâce tout aussi réelle que l’air qui circule autour de notre globe.

Tous ceux qui consentent à respirer cette atmosphère vivifiante vivront et croîtront jusqu’à la stature d’hommes et de femmes en Jésus-Christ. De même que la fleur se tourne vers le soleil dont les rayons assurent la symétrie et la perfection, nous devons aussi nous tourner vers le Soleil de justice pour que la lumière céleste puisse briller sur nous et que nos caractères se transforment à la ressemblance de celui de Jésus-Christ. C’est l’enseignement que donne Jésus quand il dit :

« Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi… Sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15:4,5)

Comment demeurer en Jésus ?

Pour vivre saintement, vous dépendez tout aussi complètement de Jésus-Christ que le sarment dépend du cep pour croître et fructifier. Hors de lui, vous êtes sans vie; vous n’avez aucune force pour résister à la tentation ou pour croître en grâce et en sainteté. En demeurant en lui, en tirant de lui votre vie, vous prospérerez, et vous n’aurez à redouter ni sécheresse, ni stérilité. Vous serez comme un arbre planté auprès d’un cours d’eau.
Bien des gens s’imaginent devoir accomplir eux-mêmes une partie au moins de cette oeuvre. Ils ont eu confiance en Jésus-Christ pour le pardon de leurs péchés; mais ensuite, ils veulent faire le bien par leurs propres efforts. Toute tentative de cette espèce est condamnée à un échec.

Jésus dit : « Sans moi vous ne pouvez rien faire. » Notre croissance en grâce, notre joie, notre utilité, tout dépend de notre union avec le Sauveur. C’est en étant en communion avec lui chaque jour et à chaque heure, c’est en demeurant en lui que nous pourrons croître en grâce. Il est non seulement l’Auteur, mais aussi le Consommateur de notre foi. Jésus est le premier, toujours, en tout et partout. Il doit être avec nous, non seulement au commencement et à la fin de notre pèlerinage, mais à chaque pas du chemin. David dit : « J’ai constamment l’Éternel sous mes yeux; quand il est à ma droite je ne chancelle pas. » (Psaume 16:8)

  • Comment puis-je demeurer en Jésus-Christ ?

Comme vous l’avez reçu, par la foi

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De la même manière que vous l’avez reçu. « Comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui. » « Mon juste vivra par la foi. » (Colossiens 2:6; Hébreux 10:38) Vous vous êtes donné à Dieu pour le servir et lui obéir, et vous avez pris Jésus pour votre Sauveur. Vous ne pouviez vous-même faire propitiation pour vos péchés, ni changer votre coeur; mais vous étant donné à Dieu, vous avez cru qu’il faisait tout cela pour vous, par amour pour Jésus.

C’est par la foi que vous êtes devenu la propriété du Christ c’est encore par la foi que vous devez croître en lui, — en donnant et en prenant:
  • Vous devez tout donner votre coeur, votre volonté, votre service, afin d’obéir à toutes ses demandes;
  • et vous devez tout prendre Jésus-Christ, la plénitude de toute bénédiction, votre force, votre justice, votre soutien éternel, afin de pouvoir obéir.

Consécration quotidienne

Consacrez-vous à Dieu dès le matin; que ce soit là votre premier soin. Votre prière doit être

« Prends-moi, ô Dieu, comme ta propriété exclusive. Je dépose tous mes plans à tes pieds. Emploie-moi aujourd’hui à ton service. Demeure en moi, et que tout ce que je ferai soit fait en toi. »

C’est là une affaire quotidienne. Chaque matin, consacrez-vous à Dieu pour la journée. Soumettez-lui tous vos plans, quitte à les délaisser ou à les exécuter selon qu’il vous l’indiquera. C’est ainsi que jour après jour, vous abandonnant entre les mains de Dieu, votre vie sera de plus en plus façonnée sur celle de Jésus.

Regardez à Jésus seul

La vie en Christ est une vie de paix, de sérénité, peut-être exempte d’extase, mais remplie d’une confiance tranquille et durable. Votre espérance n’est pas en vous-même : elle est en Jésus-Christ.

  • Votre faiblesse est unie à sa force,
  • votre ignorance à sa sagesse,
  • votre fragilité à sa puissance.

Ne regardez donc pas à vous-même; ne contemplez pas votre personne, mais le Sauveur. Que vos pensées s’arrêtent sur son amour, sur la beauté et la perfection de son caractère.

  • Jésus dans son renoncement,
  • Jésus dans son humiliation,
  • Jésus dans sa pureté et sa sainteté,
  • Jésus dans son amour incomparable tels sont les thèmes qui doivent faire l’objet de votre méditation.

C’est en l’aimant, en l’imitant, en vous reposant entièrement sur lui que vous serez transformé à sa ressemblance. Le Sauveur nous dit : « Demeurez en moi. » Ces paroles recèlent une idée de repos, de stabilité, de confiance. Jésus nous fait aussi cette invitation : « Venez à moi,… et je vous donnerai du repos. » Le Psalmiste exprime la même pensée : « Garde le silence devant l’Éternel et espère en lui. » Et Ésaïe nous donne cette assurance : « C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut. » Ce repos n’est pas l’inaction. Dans les paroles du Sauveur, la promesse du repos est jointe à l’invitation au travail : « Prenez mon joug sur vous,… et vous trouverez du repos. » (Matthieu 11:28,29; Psaume 37:7; Ésaïe 30:15)

Celui qui se repose le plus complètement sur le Seigneur travaillera aussi avec lui avec le plus de zèle et d’ardeur.

Quand votre esprit s’arrête sur le moi, il se détourne de Jésus, la source de toute force et de toute vie. De là l’effort constant de Satan pour détourner vos regards du Sauveur, et entraver ainsi votre communion avec lui. Il s’efforcera de vous distraire de l’objet de votre contemplation par les plaisirs du monde, par les soucis, les soins et les tristesses de la vie, par les fautes d’autrui, ou même par vos propres fautes et imperfections. Ne vous laissez pas prendre à ses pièges.

Contempler Jésus, non le moi

De nombreuses personnes, réellement consciencieuses et désireuses de vivre pour Dieu, sont trop souvent amenées par l’ennemi à s’arrêter sur leurs fautes et leurs faiblesses; en les séparant ainsi du Christ, il espère remporter la victoire.

Ne faisons pas du « moi » le centre de nos pensées, et ne nous laissons pas envahir par des craintes au sujet de notre salut. Tout cela nous détourne de la source de notre force. Remettez à Dieu la garde de

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votre âme, et placez en lui votre confiance.

  • Parlez de Jésus;
  • faites-en le thème de vos méditations;
  • que le moi se perde en lui.
  • Bannissez les doutes;
  • abandonnez vos craintes.
  • Dites avec l’apôtre Paul :

« Si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Galates 2:20)

Reposez-vous en Dieu; il est à même de garder le dépôt que vous lui avez confié. Si vous voulez vous remettre entre ses mains, il vous rendra plus que vainqueur par celui qui vous a aimé. Quand Jésus-Christ revêtit la nature humaine, il se lia à l’humanité par des liens qu’aucune puissance, sauf la volonté de l’homme lui-même, ne peut rompre.

Satan présentera constamment des séductions pour nous inciter à nous séparer volontairement de Jésus. C’est sur ce point que nous avons besoin de veiller, de combattre, de prier afin que rien ne nous amène à choisir un autre maître, ce que nous sommes toujours libres de faire.
Mais si nos yeux sont constamment fixés sur Jésus, il nous gardera. En regardant à lui, nous sommes en sûreté. Rien ne peut nous arracher de sa main. En le contemplant sans cesse « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit ». (2 Corinthiens 3:18)

(Ce texte est extrait du livre « Vers Jésus », chapitre « La croissance en Jésus-Christ »)

La source Le Meilleur Chemin

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