•     Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. Hébreux 4:9–10

Le sabbat et l’homme à la main desséchée

Alors que la scène de controverse précédente se déroulait quelque part, dans l’atmosphère paisible et dorée d’un champ de blé, la scène suivante se déroule en plein cœur de « la synagogue ».

« Il lui arriva en un autre sabbat d’entrer dans la synagogue et d’enseigner. Il y avait là un homme dont la main, celle de droite était desséchée » 

En lisant la manière dont Mathieu relate et relie les deux événements : « Et s’éloignant de là il alla vers leur synagogue » , on pourrait croire que tous deux ont lieu le même sabbat. « Et s’éloignant de là [du champs de

blé] il alla [à l’instant même] vers leur synagogue » . En outre, confortant cette manière de pensée, la tournure « Et il entra de nouveau dans la synagogue »   qu’emploie Marc pour introduire la même scène pourrait être interpréter comme un retour de Jésus « vers la synagogue » qu’il avait auparavant, toujours au même sabbat, quitté. Cependant, Luc nous apprend clairement qu’il en va tout autrement. C’est « en un autre sabbat », écrit-il, que Jésus se rend « dans la synagogue ». Dans ce cas, de la déclaration de Mathieu, l’on pourrait comprendre que, « s’éloignant de là : [du champs de blé], il alla , [Non pas nécessairement dans l’immédiat]  vers leur synagogue » . Cette compréhension des événements se voit aussi confortée par la tournure « Et il entra de nouveau dans la synagogue »  qu’utilise Marc. Jésus « entra de nouveau  [en un autre sabbat] dans la synagogue  » .

« Il lui arriva en un autre sabbat d’entrer dans la synagogue et d’enseigner » 

Nous sommes encore au tout début du ministère du Christ et celui ci toujours « selon sa coutume »  se rend à la synagogue ou il peut encore « enseigner ». Si aucun des évangélistes ne nous informe quant à cet enseignement que Jésus donnait , c’est pour mieux focaliser l’attention du lecteur sur « la main » d’un homme qui se trouvait dans la synagogue.

« Il y avait là un homme » 

Hormis une brève, mais essentielle information sur « la main » de cet homme, nous ne savons strictement rien de son identité.

« Il y avait là un homme dont la main, celle de droite était desséchée » 

La main de cet homme joue dans tout ce récit un rôle fondamental. C’est la trame de fond sur laquelle se tissera tous les fils de la controverse. Les trois évangélistes s’accordent pour dire qu’elle était « desséchée ». Selon la forme verbale  qu’utilise Marc nous pouvons dire que cet homme n’eut pas toujours la main desséchée. Atteint d’une quelconque maladie il dut en perdre l’usage, d’où l’expression « desséchée » . Luc, tel un médecin au diagnostique rigoureux, précise que c’est « la main, celle de droite [qui] était desséchée » .

 


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