• C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. (Apocalypse 14:12)

  • Ecoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. (Ecclésiaste 12:13)

Révolte séculaire contre la loi de Dieu

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Dès le début du grand conflit, le plan du premier menteur a été de calomnier le caractère de Dieu et de fomenter la révolte contre sa loi. Aussi ce dessein semble-t-il avoir été couronné de succès, puisque les multitudes prêtent l’oreille à ses séductions et se révoltent contre le Seigneur. La première attaque de Satan contre la loi divine eut lieu parmi les innocents habitants du ciel et rallia un grand nombre d’anges. Mais cette victoire apparente se transforma bientôt en une défaite qui entraîna leur séparation d’avec Dieu et leur expulsion de la demeure céleste.

Lorsque la lutte fut transportée sur notre planète, Lucifer remporta de nouveau un certain avantage. L’homme pécha, devint captif du grand rebelle et lui livra honteusement son royaume. Désormais, la voie semblait largement ouverte devant Satan pour établir ici-bas un gouvernement indépendant constituant un défi lancé à l’autorité de Dieu et de son Fils. C’est alors que parut le plan du salut permettant à l’homme de retrouver la faveur de Dieu et d’obéir à sa loi, plan qui laissait entrevoir le rachat final de l’humanité et de son domaine terrestre tombé sous la puissance du Malin.

Battu pour la seconde fois, Satan conçut l’espoir de transformer sa défaite en victoire. Il sema la révolte au sein de l’humanité déchue en accusant Dieu d’injustice pour avoir permis à l’homme de violer ses commandements. « Pourquoi, demanda le rusé tentateur, Dieu, qui connaissait l’avenir, a-t-il soumis l’homme à une épreuve? Pourquoi l’a-t-il exposé au péché, à l’infortune et à la mort? Et les enfants d’Adam, oubliant la restauration miséricordieuse qui leur était offerte, et perdant de vue le sacrifice incommensurable que leur désobéissance allait coûter au Roi du ciel, prêtèrent l’oreille au séducteur et se mirent à murmurer contre le seul Être qui put les sauver de son pouvoir destructeur!

Ils se comptent aujourd’hui par milliers ceux qui font écho à cette plainte déloyale. Ils ne voient pas que si Dieu les privait du droit de choisir entre le bien et le mal, il leur ôterait tout ce qui constitue la noblesse de l’homme et les réduirait, privés de volonté et dépouillés de tout libre arbitre, à l’état de simples automates.

Ils ne se rendent pas compte que leur obéissance, comme celle des habitants des autres mondes, doit être mise à l’épreuve, d’autant plus que l’homme ne sera jamais obligé de céder au mal, ni placé devant une tentation irrésistible.

En se multipliant sur la terre, les hommes passèrent presque tous du côté du Révolté. Une fois de plus, celui-ci crut tenir la victoire, mais le déluge envoyé par le Tout-Puissant enraya les progrès de l’iniquité et purifia la terre de ses souillures. « Lorsque tes jugements s’exercent sur la terre, dit le prophète Ésaïe, les habitants du monde apprennent la justice. Si l’on fait grâce au méchant, il ne comprend pas les leçons de la justice. Il fera le mal dans le pays de la droiture. » (Ésaïe 26:9,10) Il en fut ainsi après le déluge. À l’abri des jugements de Dieu, les hommes se rebellèrent de nouveau contre lui, rejetant son alliance et ses lois.

Un peuple dépositaire de la loi

À ce moment-là, l’Éternel fit alliance avec Abraham et se choisit un peuple dont il fit le dépositaire de sa loi. Pour faire échouer ce projet, Satan prépara immédiatement ses pièges en vue de pousser les enfants de Jacob à se marier avec les païens et à se prosterner devant leurs idoles. Mais Joseph resta fidèle à son Dieu et fut un témoin courageux de la vraie foi. Rien ne put éteindre en lui cette lumière. Satan eut beau exploiter l’envie de ses frères et le faire vendre comme esclave dans un pays idolâtre, Dieu fit servir cet événement à la propagation de son nom au pays d’Égypte.

La crainte de Dieu et les connaissances qu’il acquiert dans la maison de Potiphar, puis dans sa prison, préparent Joseph à devenir premier ministre au pays des Pharaons. Il entre dans le palais de ces rois, et son ascendant se fait bientôt sentir à travers l’Égypte, alors que la connaissance de Dieu se répand dans toutes les directions. Descendus dans ce pays, les fils de Jacob y deviennent riches et prospères, et ceux d’entre eux qui restent fidèles au Seigneur y exercent une profonde influence.

Voyant que la nouvelle religion est reçue avec faveur, les prêtres idolâtres commencent à s’alarmer. Poussés par Satan à la révolte contre le Dieu du ciel, ils s’efforcent d’inspirer cette haine à l’héritier du trône.

Pendant les quarante ans que dura l’exil de Moïse an pays de Madian, l’idolâtrie sembla triompher chez ses frères. D’année en année, chez ceux-ci, la foi s’amoindrissait. Fiers de leur puissance, le Pharaon et le peuple se moquaient du Dieu d’Israël. Cet esprit d’hostilité arrogante atteignit son apogée sous le monarque régnant an moment où Moïse vint lui réclamer l’affranchissement de son peuple. Car ce ne fut pas ignorance, mais insolence blasphématoire de sa part, lorsqu’il répondit : « Qui est l’Éternel, pour que j’obéisse à sa voix? ... Je ne connais pas l’Éternel. »

Dieu donna encore aux Égyptiens l’occasion de se convertir malgré leur persistance dans l’incrédulité. Il n’oublia pas qu’aux jours de Joseph l’Égypte fut un asile pour Israël et que ce peuple témoigna des sentiments de bonté qui honorèrent l’Éternel. Aussi, dans sa compassion et sa longanimité, il espaça ses jugements de manière à leur donner le temps de rentrer en eux-mêmes. Frappés par les objets mêmes qu’ils avaient adorés, ils pouvaient se convaincre de la puissance de Dieu. Et tous ceux qui se soumirent à lui échappèrent aux châtiments, résultat auquel contribuèrent l’opiniâtreté et le fanatisme dn Pharaon.

À cause de la tendance des descendants de Jacob de s’allier avec les païens et de pactiser avec l’idolâtrie, Dieu permit leur émigration en Égypte, où l’influence de Joseph et les circonstances devaient faire en sorte qu’ils soient séparés du reste du monde. Le grossier fétichisme des Égyptiens et leur cruauté à l’égard des Hébreux durant la dernière partie de leur séjour chez eux auraient dû inspirer à ces derniers l’horreur de l’idolâtrie et les pousser à s’attacher au Dieu de leurs pères. Mais Satan tira habilement parti des événements pour influencer les Israélites et les entraîner à suivre les pratiques de leurs maîtres païens. En outre, comme il ne leur fut pas permis, durant leur esclavage, d’offrir des sacrifices, en raison de la vénération superstitieuse dont les Égyptiens entouraient les animaux, leur esprit ne fut plus attiré par ces cérémonies vers le céleste sacrificateur.

Quand arriva le temps de la délivrance, Satan se prépara à maintenir dans l’ignorance et la superstition le peuple d’Israël qui comptait alors plus de deux millions d’âmes. Ce peuple que Dieu avait promis de bénir, de multiplier et de rendre puissant sur la terre; ce peuple par lequel il pensait révéler la connaissance de sa volonté et dont il allait faire le gardien de sa loi, -- Satan s’efforçait de le retenir dans les chaînes de l’esclavage au point d’effacer de sa mémoire jusqu’au souvenir de son Dieu. Pour cela, il s’attacha d’abord à neutraliser, en les contrefaisant devant le Pharaon, l’effet des miracles de Moïse. Mais il ne réussit qu’à provoquer de plus éclatantes manifestations de la puissance et de la gloire divines, et qu’à rendre plus évidentes l’existence et la souveraineté du Dieu vivant et vrai. Ce fut même en frappant de ses jugements les dieux de l’Égypte que l’Éternel délivra Israël.

Il fit avancer son peuple au milieu des cris d’allégresse,

Et ses élus au milieu des chants de triomphe...

À condition qu’ils garderaient ses commandements,

Et pratiqueraient ses lois.

(Psaume 105:43-45)