• C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. (Apocalypse 14:12)

  • Ecoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. (Ecclésiaste 12:13)

Les 10 commandements

 

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La loi divine proclamée à ce moment-là n'était pas destinée exclusivement aux Hébreux. ... Ils ont été donnés pour éclairer et gouverner le monde entier. Ces dix préceptes courts, compréhensifs, impératifs, qui renferment les devoirs de l'homme envers Dieu et envers le prochain, sont tous fondés sur le grand principe de l'amour, ainsi formulé : « Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. ... Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Luc 10:27; Deutéronome 6:4,5; Lévitique 19:18)

La loi révélée au Sinaï

Peu après avoir présidé à l’établissement du camp d’Israël au pied du Sinaï, Moïse fut appelé à se rendre seul sur la montagne pour recevoir les ordres de Dieu. Il gravit un sentier escarpé et rocailleux et il s’approcha d’un nuage qui marquait la présence de l’Éternel. Le moment était venu où Israël allait contracter avec le Très-Haut des relations intimes et où ce peuple serait incorporé à son gouvernement en qualité d’église et de nation.

Voici le message que Moïse fut chargé de communiquer aux enfants d’Israël : « Vous avez vu ce que j’ai fait aux Égyptiens, et comment je vous ai portés vous-mêmes sur des ailes d’aigle, et vous ai fait venir jusqu’à moi. Désormais, Si vous obéissez à ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous serez parmi tous les peuples mon plus précieux joyau; car la terre entière m’appartient. Vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » (Voir Exode 19)

Moïse redescendit au camp, réunit les anciens d’Israël, et leur répéta le divin message. Le peuple répondit : « Nous ferons tout ce que l’Éternel a ordonné. » Les Israélites contractaient ainsi une alliance solennelle avec Dieu en s’engageant à le reconnaître comme leur unique souverain, et à devenir ses sujets à un degré tout particulier.

Jusqu’ici, devant chaque désagrément, le peuple s’était laissé aller à murmurer contre Moïse et Aaron et à les accuser d’avoir fait sortir Israël d’Égypte pour le conduire à la mort. Pour cette raison, et afin qu’il ait confiance en son serviteur, Dieu va maintenant l’honorer sous ses yeux. Moïse étant remonté sur la montagne, Dieu lui dit : « Je vais aller à toi dans une épaisse nuée, afin que le peuple entende ma voix quand je te parlerai, et qu’il ait toujours confiance en toi. »

La scène au cours de laquelle le Seigneur allait proclamer sa loi devait revêtir un caractère de grandeur terrifiante qui donnerait une juste idée de son auguste majesté, comme du caractère sacré de tout ce qui se rattache à son service.

L’Éternel dit encore à Moïse : « Va vers le peuple; qu’ils se purifient tous aujourd’hui et demain, et qu’ils lavent leurs vêtements, afin d’être prêts le troisième jour; car, ce jour-là, l’Éternel descendra, à la vue de tout le peuple sur la montagne du Sinaï. » Deux jours devaient être employés par le peuple à se préparer pour cette audience avec Dieu. Les personnes et les vêtements devaient être exempts de toute impureté. À l’ouie de leurs péchés, énumérés par Moïse, il fallait qu’ils se livrent à l’humiliation, au jeûne et à la prière et bannissent de leurs coeurs toute iniquité.

Ces préparatifs terminés, Moïse reçut l’ordre de dresser une barrière autour de la montagne, afin que ni homme ni bête ne pût fouler le terrain sacré. Toute personne qui se hasarderait seulement à toucher la montagne serait mise à mort.

Au matin du troisième jour, quand les regards se tournèrent vers le Sinaï, on vit le sommet voilé par un épais nuage, qui devenait plus sombre et plus dense à mesure qu’il descendait vers la base, jusqu’à ce que toute la montagne fût enveloppée de ténèbres et de mystère. Puis retentit un son de trompette appelant le peuple à la rencontre de Dieu. Moïse en tête, la foule s’avança jusqu’au pied de la montagne. D’éblouissants éclairs s’échappaient des ténèbres, tandis que les échos des hauteurs environnantes répercutaient les grondements du tonnerre. « Or le mont Sinaï était tout en fumée, parce que l’Éternel y était descendu au milieu des flammes. Cette fumée montait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence. » « La gloire de l’Éternel apparaissait aux enfants d’Israël comme un feu dévorant » (Exode 24:17), et « le son de la trompette devenait de plus en plus éclatant ». Les signes de la présence divine étaient si effrayants que le peuple, saisi de terreur, se jeta le visage contre terre devant l’Éternel. Moïse lui-même s’écria : « Je suis épouvanté et tout tremblant. » (Hébreux 12:21)

Bientôt, le tonnerre et la trompette se turent; il se fit un silence angoissant, puis la voix du Seigneur retentit, sortant d’un épais rideau d’obscurité. Et alors, debout au milieu d’un cortège d’anges, l’Éternel proclama sa loi. Plus tard, Moïse décrira cette scène en ces termes :

L’Éternel est venu du Sinaï,

Il s’est levé pour eux de Séir,

Il a resplendi de la montagne de Paran;

Il a surgi du milieu des saintes myriades;

Il a envoyé pour eux, de sa droite, le feu de sa loi.

Il aime aussi les autres peuples,

Et sa main protège tous les saints d’Israël :

Ils se sont assis à tes pieds

Pour recevoir tes paroles.

(Deutéronome 33:2,3)