• Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. (Romains 10:9)

Donner son coeur à Jésus ?

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Vous ne pouvez changer votre coeur; vous ne pouvez, de vous-même, donner à Dieu vos affections; mais vous pouvez décider de le servir. Vous pouvez lui donner votre volonté, et alors il produira en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Ainsi tout votre être sera placé sous l'action puissante de l'Esprit du Christ... Notre Père céleste ne prive de la joie aucune de ses créatures. Les préceptes divins nous invitent à fuir tout ce qui pourrait nous attirer des souffrances et des déceptions, tout ce qui nous interdirait l'accès à la joie du ciel.

L'abandon de soi-même.

Dieu a fait cette promesse : « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. » (Jérémie 29:13) L'image de Dieu doit être restaurée en nous, mais pour que cette transformation s'opère il faut que nous donnions notre coeur à Dieu sans partage. Nous sommes, par nature, ennemis de Dieu. Voici comment le Saint-Esprit décrit notre condition : « Vous êtes morts par vos offenses et par vos péchés »; « la tête entière est malade, et tout le coeur est souffrant »; « rien n'est en bon état. » Nous sommes retenus par les pièges de Satan, et soumis à « sa volonté » (Éphésiens 2:1; Ésaïe 1:5,6; 2 Timothée 2:26). Dieu désire nous guérir et nous rendre la liberté. Mais comme cela nécessite une transformation complète de notre nature, il faut que nous nous abandonnions entièrement à lui.

La guerre contre le moi est la plus grande qui ait jamais été livrée. L'abandon total de soi-même, la soumission entière à la volonté de Dieu, ne s'obtient pas sans combat; mais cette soumission est nécessaire à notre transformation et à notre sanctification.

Le gouvernement de Dieu n'est pas fondé, comme Satan voudrait le faire accroire, sur une soumission aveugle de notre part, et une domination arbitraire. Dieu fait appel à notre intelligence et à notre conscience : « Venez et plaidons! » (Ésaïe 1:18) telle est l'invitation que le Créateur adresse aux êtres qu'il a créés. Il ne violente pas la volonté de ses créatures. Il ne peut accepter un hommage qui n'est pas volontaire et qui ne lui est pas donné intelligemment et de bon coeur.

Une soumission forcée empêcherait tout vrai développement intellectuel et moral; elle abaisserait l'homme à l'état d'automate. Tel n'est pas le dessein du Créateur. Il désire que l'homme, couronnement de sa puissance créatrice, atteigne le plus haut degré de développement. Il place devant nous la félicité à laquelle il veut que nous parvenions par sa grâce. Désireux d'accomplir sa volonté en nous, il nous invite à nous donner à lui. À nous de décider si nous voulons être affranchis de l'esclavage du péché et participer à la glorieuse liberté des enfants de Dieu.

En nous donnant à Dieu, nous devons nécessairement abandonner tout ce qui pourrait nous tenir éloignés de lui.

C'est pourquoi le Sauveur dit : « Quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. » (Luc 14:33) Mammon est l'idole de plusieurs. L'amour de l'argent, le désir des richesses sont les chaînes dorées qui les lient à Satan. D'autres adorent la gloire et les honneurs mondains. D'autres encore se font une idole d'une vie d'aise, exempte de soucis. Mais il faut que ces chaînes soient rompues. Nous ne pouvons être en partie au Seigneur et en partie au monde. Nous ne devenons les enfants de Dieu que dès le moment on nous le sommes sans réserve.

Il est des personnes professant servir Dieu qui comptent exclusivement sur leurs forces pour obéir à sa loi, pour se corriger de leurs défauts, et s'assurer le salut. Leur coeur n'est pas touché par le sentiment profond de l'amour du Sauveur, mais elles s'efforcent d'accomplir les devoirs de la vie chrétienne comme une condition à remplir pour gagner le ciel. Une telle religion ne vaut absolument rien.

Quand Jésus-Christ demeure dans un coeur, celui-ci est tellement rempli de son amour et de la joie de sa communion, qu'il se cramponne à lui. Dans la contemplation du Sauveur, le moi est oublié. L'amour qu'il porte au Christ devient le grand mobile de toutes ses actions.

Ceux qui ont compris l'amour de Dieu ne se demandent pas quel est le service minimum qu'ils peuvent lui rendre sans être rejetés. Ils ne visent pas au plus haut degré de la vie chrétienne, mais ils s'efforcent de se conformer parfaitement à la volonté de leur Rédempteur. Ils abandonnent tout, et ils manifestent dans la recherche des choses éternelles un intérêt et une ardeur proportionnés à la valeur de l'objet de leurs recherches. Un christianisme dépourvu de cet amour profond n'est qu'un verbiage creux, un vain formalisme, une corvée.


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