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La loi peut-elle justifier ? - Galates 3 :11

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"Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu'il est dit: Le juste vivra par la foi. Galates 3 :11". Il suffit à l'homme de mener une vie quelque peu morale, sans tomber dans les péchés grossiers de son époque, tout en pratiquant quelques bonnes oeuvres prescritent par sa religion pour qu'il se persuade en lui même d'être juste. Que le lecteur fasse donc bien attention à la déclaration de l'apôtre: "Et que nul ne soit justifié devant Dieu"."Devant Dieu" dit l'apôtre et non pas à nos propres yeux, car effectivement tout est là.

Quelle terrible illusion de croire que Dieu prend plaisir en nous, qu’il nous accorde son salut et sa justice en retour de notre tentative d’obéissance à sa loi. N’était-ce pas pour Dieu qu’autrefois Paul lui-même, animé d’un zèle absolument extraordinaire, persécutait et décimait les Chrétiens ?

Persuadé que Dieu prenait plaisir en son zèle fou et aveugle lui accordant le salut pour prix de sa persévérance et de son observation de la loi, ne voulait-il pas rien entendre de l’Evangile de Christ ?

« Quant au zèle » déclarait-il, « persécuteur de l'Eglise; irréprochable, à l'égard de la justice de la loi.

Mais ces choses qui étaient pour moi des gains », c’est-à-dire des avantages, des points en vu du salut et d’une justice propre, « je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi ». Phillipiens 3 :6-9

A compté de sa rencontre décisive avec le Christ sur la route de Damas tout devint claire à son esprit et maintenant alors qu'il écrit aux Galates, il lui parait « évident » « que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, » «, puisqu'il est dit: Le juste vivra par la foi ». Ainsi aux yeux de Dieu, oui de Dieu « par la foi » « le juste vivra ».

Le principe de vie de la loi

« Or, la loi ne procède pas de la foi; mais elle dit: Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Christ nous a racheté de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, Car il est écrit : Maudis est quiconque est pendu au bois. » Galates 3 :12,13

Si à l’homme « qui ne fait point d'oeuvre, mais qui croit (simplement) en celui qui justifie l'impie (le plus noir des pécheurs), sa foi lui est imputée à justice », Si la foi offre gratuitement la vie éternelle et l’héritage de la nouvelle terre, il n ‘en est pas ainsi de la loi.

A l'inverse de la foi, la loi offre bien la vie mais non pas gratuitement. Elle dit « Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. » Romain 3:5

Le principe d’action de la loi en vu de la vie est différent de celui de la foi. La loi, émanation du caractère absolument droit et juste de Dieu, ne saurait jamais appeler le bien mal et le mal bien.

La « loi est spirituelle » en tous points parfaite et en harmonie avec Dieu « La loi » considérée dans son ensemble « est sainte, et le commandement », chaque commandement considéré individuellement « est saint, juste et bon » parfaitement adapté à la vie et au bonheur des hommes.

Les préceptes de la loi parfaitement justes, expression même du caractère de Dieu, ne sauraient jamais offrir la vie au transgresseur. Et ce n’est point parce qu’elle est mauvaise qu’elle ne lui accorde pas la vie.

Car ce qu’on attend de toute loi humaine c’est qu’elle magnifie le droit et la justice. Appellerait-on bonne, juste, une loi permettant et autorisant l’injustice à l’égard du prochain ? Certainement pas. À combien donc plus forte raison la loi de Dieu, qui, en plus d’être bonne et juste est aussi sainte et spirituelle. Serait-elle bonne et parfaite si elle accordait la vie au transgresseur ?